|
Casa carmona, ravisante demeure de la campagne sévillane quatre fois
centenaire, tient plus du palais privé que de lhôtel de luxe.
Laissez-vous séduire par une halte sereine et tranquille au cur des
patios de lumière, blottis derrière les nobles façades dun vieux
village aux ruelles blanches.
|
|
La Semaine sainte et la Féria, les
première et dernière semains davril, sont deux moments très attendus à Séville. On
peut bien sûr vivre au cur même de la fête en sinstallant, les temps de la
découverte, au célèbre Alphonso XIII ou à Las Casas de la Judería. mais lon peut
préférer aussi, plus judicieusement, le calme dun hôtel à la campagne... mieux, un
vrai palace andalou qui abrite, derrière son imposante façade, les charmes ocrés de
ses patios tranqulles. A 33 kilomètres de Séville sur la route de Cordoue, Carmona,
lune des plus anciennes villes dEurope, mérite mieux quun coup dil. Des
Carthaginois aux Arabes, chacun de ses accupants successifs y a laissé des traces de
son séjour. Délade de rues chaulées, maisons-palais aux façades mudéjares, églises
innombrables... et á labri des regards, au centre du vieux Carmona, une demeure du
XVIe siècle devenue hôtel de charme.
Ancienne propiètè de la famille Lasso
de la Vega, relégué au fil des années en maison de vacances puis laissé à labandon, le
palais est rachaté et sauvé en 1986 par deux Sévillans passionnès darchitecture et de
décoration. Après cinq années de travaux, durant lesquelles se cuccédèrent bonnes et
mauvaises surprises, la Casa de carmona ranaît derrière sa lourde porte de bois ferré.
Après avoir degagé les colonnes supérieures dun des quatre patios, Marta Medina se
découvre une immense imagination de fresquiste et fait paindre sur les plafonds des
étoiles sur fond bleu Majorelle et des grecques. Une même subtile harmonie se retrouve
au fil des trente-trois chambres, salles de bains au stuc rose, et les salons, meublés
de bois patinés, de tissus coordonnés, dantiquités et de linge ancien. Entre un petit
déjeuner andalou sous les arches dune loggia admirable, ceinturée dun régiment de pots
de pilistras à larges feuilles, et un plongeon dans la piscine rafraîchissante
noyée dans les parfums dorangers, le temps sécoule doucement et sème des souvenirs odorants.
|